Veau

Bien entreposer le lait de remplacement

Les laits de remplacement de Grober® sont composés d’un mélange d’ingrédients tels du lait en poudre, de la poudre de lactosérum riche en matières grasses et d’un mélange de matières grasses liquides lyophilisées. La combinaison de différentes sources de matières grasses permet à Grober d’offrir un profil unique d’acides gras, et ce, à des prix compétitifs. La teneur en humidité est généralement très faible (<5%) pour inhiber la croissance de moisissures et de bactéries. Toutefois, les variations de température du climat canadien peuvent affecter l’intégrité du produit. D’où l’importance de bien entreposer le lait de remplacement pour en conserver ses propriétés. Voici un résumé des recommandations d’entreposage qui assureront que le lait de remplacement demeure facile à préparer pour ensuite nourrir les jeunes animaux. Ces procédures s’appliquent à l’entreposage en entrepôt, au transport et à l’entreposage du lait de remplacement à la ferme.

 

Été – températures chaudes/humidité (25 °C)

  • Les températures élevées combinées à une humidité élevée peuvent favoriser l’humidification de la poudre. Un entreposage prolongé dans ces conditions aura un effet direct sur la formation de grumeaux.
    • L’humidité augmente dans les bâtiments en présence d’un grand nombre d’animaux – le lait de remplacement devrait idéalement être entreposé dans un autre endroit qui est sec.
  • Les grumeaux et l’humidité peuvent augmenter la détérioration du produit – l’oxydation des graisses peut avoir un impact important sur l’odeur et le goût tout en affectant aussi la valeur nutritive du produit.

 

Automne, hiver, printemps – températures plus fraîches (≤ 0 °C)

  • Des changements rapides de température (froid à chaud et vice versa) provoqueront de la condensation. Le lait de remplacement en poudre exposé à ces conditions formera des amas. Ce qui :
    • Exigera de briser les amas de poudre pour la mesurer correctement;
    • Exigera plus d’efforts pour dissoudre la poudre (mélange à la main) ;
    • Un mélange non uniforme peut diminuer la digestibilité du produit.

 

Conditions optimales d’entreposage du lait de remplacement

  • Respecter le principe du FIFO (premier entré, premier sorti)
  • Ne pas entreposer le produit dans une cuisine, un milieu propice à la formation fréquente de vapeur;
  • Ne pas entreposer le produit dans une grange remplie d’animaux générant de la chaleur et de l’humidité;
  • Ne pas entreposer le produit près d’une source d’eau (en cas de fuite);
  • Pensez aux animaux nuisibles (souris, rats, animaux domestiques, oiseaux, etc.) lors de l’entreposage;
  • Limitez le nombre de palettes empilées – Max. 2 palettes de haut pour minimiser les effets de compactage;
  • Fermez/scellez le sac lorsqu’il n’est pas utilisé; le produit peut être congelé (et décongeler lentement) pour la saison suivante dans le cas de la reproduction saisonnière;
  • La température optimale de conservation est entre 5 à 20 °C, à une humidité relative ≤ à 60 %.

Commentaires

Lorsque le produit est entreposé pendant plus d’un an, il y a des risques d’oxydation des graisses et de détérioration des propriétés vitaminiques (et plus particulièrement pour les vitamines liposolubles A, D, E). Pour éviter l’oxydation, le produit doit être conservé dans des conditions sèches à l’abri de la lumière.

Alimentation hivernale –n’ajoutez pas que du gras!

Avec le temps froid associé aux rigoureux hivers canadiens, les programmes d’alimentation des veaux se doivent d’être ajustés en conséquence. Les exigences d’entretien doivent être respectées pour la croissance et le développement, cependant l’obtention d’une forte croissance est liée à des critères de performance améliorés (reproduction hâtive et augmentation de la production laitière). Afin de s’assurer d’obtenir les meilleures conditions de croissance en hiver, il importe de fournir aux animaux plus de lait de remplacement. Le vent, le froid et l’humidité exigent du veau qu’il fournisse plus d’énergie pour l’entretien. Fournir des calories supplémentaires à partir de protéines, de matières grasses et de lactose assurera que ses besoins énergétiques seront satisfaits.

Selon une certaine école de pensée, l’objectif est de fournir cette énergie supplémentaire par des graisses additionnelles. Le veau devra donc dépenser plus d’énergie pour digérer cette nouvelle diète à laquelle il n’est peut-être pas habitué. Une des études menées cette année au Grober Young Animal Development Center visait à comparer la performance des veaux nourris au lait de remplacement (26/18) régulier (R) à celle des veaux recevant au lait de remplacement (26/30) plus riche en calories par l’ajout de matières grasses supplémentaires (HF). Les résultats démontrent qu’il n’y a pas eu de différence en termes de consommation de lait entre les veaux. Les veaux du groupe (26/18) ont bu en moyenne 7,53 l/jour, alors que ceux du groupe (26/30) ont bu en moyenne 7,42 l/jour. Par contre, la consommation de grains était moindre Pour les veaux consommant un lait de remplacement riche en matières grasses. La consommation de grain a un rôle important dans le développement du rumen.

Figure 1 différence de poids corporel chez les veaux nourris avec un lait de remplacement régulier contre un substitut du lait riche en matières grasses.

Assurer cette transition au moment du sevrage est moins stressant pour le veau. Par ailleurs, le ratio aliment : gain (nourriture nécessaire pour gagner 1 kg de poids corporel) a été inférieur chez les veaux nourris avec du lait de remplacement régulier (1,60 R; 1,71 HF). Cela signifie qu’il faut moins de lait de remplacement R pour gagner la même quantité de poids qu’avec le lait de remplacement HF. Il n’y avait aucune différence dans les épisodes de santé entre les deux groupes. Ajuster un programme d’alimentation pour veaux afin de compenser les changements climatologiques devrait se faire progressivement et prudemment. Fournir des calories supplémentaires à partir d’un seul et nouvel aliment, force le veau à digérer une nouvelle diète qui peut être difficile et dérangeante pour son tube digestif. Il est également important de noter qu’augmenter l’apport calorifique en donnant au veau un meilleur accès aux grains ne sera pas aussi efficace que de lui servir du lait de remplacement pendant cette phase de croissance où la digestibilité des substituts lactés est de 97 % ou plus. Fournir des calories supplémentaires par le biais d’une alimentation équilibrée à laquelle les veaux sont déjà habitués, en considérant que les calories peuvent aussi provenir des protéines et du lactose, permet au veau de tirer beaucoup plus d’énergie de leurs aliments, sans bouleversements ou changements dans leur alimentation.

Figure 2 Consommation de grain chez les veaux nourris avec un lait de remplacement régulier contre un substitut du lait riche en matières grasses.

Étapes menant au succès d’un programme d’alimentation hivernal :

1. Calories supplémentaires – fournir les calories supplémentaires par une diète équilibrée, à laquelle ils sont déjà habitués.

2. Alimentation supplémentaire – fournir le surplus de calories dans un autre repas pour assurer une digestion en douceur.

3. Ne vous contentez pas d’ajouter du grain – pour le veau, le lait est beaucoup plus digeste que le grain en plus de lui fournir les calories supplémentaires.

Kathleen Shore

Directrice Nutrition et A.Q.

L’importance du premier repas chez le veau

Le colostrum est le premier lait produit dès que la vache vêle. Très nutritif et riche en immunoglobuline, le colostrum est conçu pour répondre aux besoins spécifiques du veau nouveau-né. Servi à la naissance, le colostrum assure le développement du système immunitaire encore immature. Donner accès aux jeunes veaux à cette première base immunologique dans les délais prescrits, aura un impact critique sur leur défense contre les divers problèmes de santé courants.

Au cours des 2 dernières années, plus de 300 veaux ont résidé au Grober Young Animal Development Center, situé à Woodstock, en Ontario. Ce centre se concentre sur la recherche en nutrition et en gestion des préruminants, tels que les veaux. Chaque veau qui entre au centre de recherche subi un test sanguin afin d’en connaître la teneur en protéine totale. La protéine totale est un indicateur important du programme de colostrum. Des valeurs élevées indiquent que le veau a reçu assez de colostrum dans un temps opportun, pour commencer à bâtir un système immunitaire qui est fort. Les facteurs qui affectent l’absorption du colostrum sont la propreté de : (a) l’environnement du veau (b) les ustensiles d’alimentation (tube, flacon, tétine) et (c) la vache avant la traite ou la qualité de l’eau utilisée pour mélanger le substitut de colostrum.

Figure 1 Les différences de poids corporel chez les veaux qui sont supérieures à 5,5 mg / dl (STP) et ceux qui sont inférieures (ETP).

Figure 2 Relations entre les taux de protéines totales et le nombre d’épisodes de maladie.

 

Les résultats obtenus au centre de recherche Grober démontrent une meilleure croissance chez les veaux ayant un taux de protéine totale supérieure à 5,5 mg/dl. Cette croissance s’est poursuivie bien après que le système immunitaire soit devenu actif, avec une différence de 2,2 kg (4,8 lb) à 10 semaines d’âge (figure 1).

De plus, les veaux ayant des taux de protéines totales de plus de 5,5 mg/dl ont été moins souvent malades (figure 2).

 

Il est clairement établi que les veaux avec des taux sanguins de plus de 6,5 mg/dl connaissent moins d’incidence de maladie. Il est essentiel de noter que 64 % des veaux décédés avant le sevrage avaient un taux de protéines totales inférieur à 5,5 mg/dl et que 79 % des veaux décédés étaient en dessous de 6,5 mg/dl.

 

Offrir du colostrum de qualité permet de protéger le veau des maladies et de la mort. Bien que la valeur de 5,5 mg/dl détermine le seuil entre le succès ou l’échec, les données du Grober Young Animal development Center démontrent que les valeurs au dessus de 6,5 mg/dl sont significatives pour la santé du veau.  Au début de leur vie, la santé et la nutrition sont liées à la croissance du veau. Si un veau consomme des aliments destinés aux animaux matures, il ne sera pas en mesure d’optimiser sa croissance, ce qui peut influencer la production à la première lactation.

 

Les veaux naissants sont vulnérables à l’environnement qui les entoure. Contrôler cet environnement pour mieux répondre à leurs besoins et un pas dans la bonne direction menant au succès.

 

Étapes menant au succès d’un programme de colostrum:

  1. Propreté – Animaux, environnement et ustensiles servant à l’alimentation.
  2. Délai pour servir le colostrum – Dans les 6 heures suivant la naissance pour le premier repas, un autre repas en deçà de 24 heures.
  3. Qualité du colostrum – Travailler en collaboration avec votre vétérinaire. Faites faire une analyse sanguine afin de connaître le taux de protéine totale. Cela permettra de vous assurer que vous utilisez le meilleur programme pour vos veaux.
  4. Colostrum de remplacement – Assurez-vous qu’il y ait au moins 100g IgG dans chaque sac afin d’assurer avec succès le transfert passif. Privilégiez des produits tels que Grober ® CCT, puisqu’ils ont été soigneusement pasteurisés pour éliminer les précurseurs de la maladie.

Alimentation des veaux de race Jersey

Recommandations générales :veaux de race Jersey

  • Toujours servir du colostrum au veau. Idéalement, lui en servir plusieurs fois avant 6 heures d’âge.

o        Visez 4 litres durant les 6 premières heures, puis un autre 2 litres avant 24 heures d’âge

o        Le colostrum peut être alimenté pendant plusieurs jours et il existe des preuves voulant que le colostrum servi après 24 heures d’âge, procure encore des avantages immunitaires

o        Considérez le colostrum de remplacement, tel que Calf’s Choice Total, pour avoir des veaux forts et en santé

  • Les transitions sont toujours difficiles, et peuvent s’avérer dangereuses chez les petits veaux

o        Lors du passage du colostrum au lait de remplacement, servez lait de remplacement en petites quantités – le veau doit s’adapter aux nouveaux aliments

o        Le fumier liquide est fréquent durant toute la période d’alimentation lactée. Portez attention à la présence de fumier très liquide et des signes de maladie tels que le manque d’énergie, un aspect terne, une toux, etc.

  • L’hygiène est essentielle à tout bon programme de gestion des veaux

o        Lavez quotidiennement les ustensiles utilisés lors de l’alimentation (idéalement après chaque tétée) avec de l’eau chaude savonneuse

o        Tous les ustensiles doivent être mis à sécher dans un endroit loin des animaux

o        La litière doit demeurer sèche et être changée régulièrement

o        Toutes personnes manipulant les veaux doivent se laver les mains ou porter des gants – surtout si elles ont manipulé des vaches précédemment

  • Les veaux de race Jersey sont plus petits

o        De petits estomacs nécessitent des tétées fréquentes pour permettre au veau de bien digérer sa nourriture

o        Les nutriments nécessitent beaucoup d’énergie pour être digérés (il faut beaucoup d’énergie pour décomposer les éléments nutritifs et pour les absorber)

o         Si trop de nutriments sont servis en même temps, l’estomac du veau se remplira.

§         Alors, toute portion de lait servi retournera vers le rumen provoquant des ballonnements ou passera directement vers l’intestin, provoquant une diarrhée nutritionnelle

o        Sans les éléments nutritifs, un veau ne peut pas grandir et se développer. Il est donc préférable de concevoir un programme d’alimentation visant à MAXIMISER l’absorption des éléments nutritifs

§          De petits repas fréquents gardent le veau bien nourri et permettent aux nutriments d’être décomposés et absorbés

Programme d’alimentation recommandée avec 150 g / l de substitut lactée High Performance de Grober.

Ce programme d’alimentation a été développé par le CNRC, 2001, et se base sur les besoins en énergie d’un veau de race Jersey. Les apports doivent être ajustés pour répondre aux besoins individuels des veaux

Âge du veau Litres de substitut lacté Repas/jour
Jour1 Colostrum
Jour 2-7 1.5 – 2l Minimum 3
Semaine 2-4 2.5l Minimum 2
Semaine 4-6 3l Minimum 2
Semaine 7-8 3l 1 repas de moins qu’avant

Des repas lactés supplémentaires peuvent être offerts aux veaux de race Jersey dès la semaine 2. Le programme d’alimentation ci-dessus le permet, temps et aussi longtemps que plusieurs repas quotidiens sont servis aux veaux. L’alimentation des veaux à l’aide d’appareils automatiques d’alimentation demeure une bonne option pour servir tous les repas en une seule journée.

Colostrum : Le repas le plus important

Points d’intérêt :

  • S’assurer que les veaux reçoivent à la naissance des quantités adéquates d’Ig est la seule façon de les protéger des maladies infectieuses et des facteurs environnementaux.
  • Le premier repas (le colostrum) fournit des éléments nutritifs et des anticorps procurant des bénéfices à long terme.
  • Les nouveau-nés naissent avec très peu de réserves énergétiques et généralement avec peu de protection isolante, particulièrement au cours des premières heures de leur vie.
  • Les substituts de colostrum protègent efficacement contre les maladies tout en garantissant les niveaux d’Ig.

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Colostrum : Le repas le plus important

Les nouveau-nés sont vulnérables aux infections et aux maladies. Les immunoglobulines (Ig) sont les premières défenses contre les maladies et sont nécessaires pour stimuler le système immunitaire.

Les jeunes ruminants (veaux, agneaux, chevreaux) naissent avec des quantités négligeables d’immunoglobulines dans le sang. Les Ig ne traversent pas les parois du placenta avant la naissance. Puisqu’il n’y a aucun échange avec la mère durant la gestation, s’assurer que les veaux reçoivent à la naissance des quantités adéquates d’Ig est la seule façon de les protéger des maladies infectieuses et des facteurs environnementaux.

Le colostrum doit être administré le plus rapidement possible. Idéalement au cours des premières heures, préférablement dans les 30 minutes suivant la naissance. Les Ig peuvent être absorbées directement dans le système sanguin du nouveau-né dans une fenêtre de 6 heures.

Chez les jeunes animaux, les maladies affectent souvent les voies gastro-intestinales et causent des lésions et des symptômes tels que la diarrhée et la déshydratation. Les intestins des jeunes animaux ne se développent qu’après plusieurs mois.  Les Ig protègent donc le tractus intestinal des pathogènes.  Le colostrum a des propriétés laxatives et contribue aussi à stimuler le système digestif.

Il est important de retenir que les immunoglobulines trouvées dans le colostrum stimulent le système immunitaire.  En construisant ainsi cette banque de « mémoire », les jeunes animaux ont les outils pour se défendre contre les maladies.

« Les jeunes ruminants (veaux, agneaux chevreaux) naissent avec des concentrations négligeables d’immunoglobulines (anticorps) dans le sang. »

Observations provenant du Centre de Développement des Jeunes Animaux de Grober (CDJAG)

En plus de prévenir les maladies, l’ingestion hâtive de colostrum de bonne qualité permet d’obtenir de meilleurs gains de poids chez les veaux.

Au cours de l’année 2009, un échantillon de sang a été prélevé chez tous les veaux entrant au Centre de développement des jeunes animaux de Grober afin d’en mesurer la teneur en protéine totale.  Les veaux ont par la suite été classés en 2 groupes : un échec du transfert passif (ETP) pour des valeurs de protéine totales de <5,5mg/dl ou un succès du transfert passif (STP) pour des valeurs supérieures à 5,6 mg / dl.  Tous les veaux ont ingéré du colostrum maternel sur leur ferme d’origine, conformément au protocole.

Deux essais distincts ont eu lieu au Centre, où la croissance des veaux a été analysée et représentée graphiquement en fonction des résultats des protéines totales (ETP et STP).

Lors du premier essai, la croissance a été observée et notée sur une période de 10 semaines. À la 5e semaine, les veaux STP étaient plus lourds de 1,6 kg (3,5 lb) que les veaux ETP et à la 10e semaine, l’écart était de 2,2 kg (4,8 lb). Tous les veaux ont été nourris avec les mêmes volumes de succédané de lait Grober Excel (6 l/jour).

Au cours du second essai de régie alimentaire, les veaux ont été nourris avec un plus grand volume de Grober Excel à raison de 9 l/jour.  Après 10 semaines, le poids des veaux classés STP surpassait de 5,4 kg (11,9 lb) celui des veaux ETP (voir figure 1).  Même à 10 semaines d’âge, l’écart de poids corporel entre les deux groupes n’a pas diminué.  Pour chaque gramme de succédané de lait ingurgité, les veaux STP ont utilisé plus efficacement les éléments nutritifs. Ces données confirment le concept vital voulant que le premier repas (le colostrum) fournisse des éléments nutritifs et des anticorps procurant des bénéfices à long terme.

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Qu’est-ce que le colostrum?

Le colostrum est un liquide jaunâtre et crémeux sécrété par la glande mammaire lors des 24 premières heures suivant la mise bas. Le colostrum fournit aux nouveau-nés des immunoglobulines (Ig) ainsi que des nutriments (protéines, énergie, vitamines, minéraux et facteurs de croissance intestinaux).

Les immunoglobulines (anticorps) aident à prévenir les infections en reconnaissant et en détruisant les pathogènes. Il y a 3 types d’Ig présents dans le lait de vache : IgG, IgA et IgM.  Les anticorps fournis par la mère sont fonction des maladies auxquelles elle a été exposée au cours de sa vie.  Les primipares sécrètent donc moins de types d’anticorps différents.

IgA : La plupart des IgA sont synthétisées dans la glande mammaire. Une fois ingérées, elles tapissent la paroi intestinale. Les IgA aident à protéger les muqueuses en empêchant les agents pathogènes de s’y fixer et les antigènes de pénétrer dans la circulation sanguine.

IgM : La plupart des IgM sont synthétisées dans la glande mammaire. Elles protègent la paroi intestinale des invasions bactériennes et peuvent être absorbées dans le sang.  Les IgM sont importantes pour l’immunité précoce et pour prévenir la septicémie.

IgG : Il y a deux types d’IgG : les IgG1 et IgG2.  Les IgG sont transportées du sang maternel vers le colostrum dans le pis.  Les IgG agissent dans l’intestin et sont absorbées dans le sang, où elles peuvent être transportées vers d’autres organismes.

Les nouveau-nés naissent avec très peu de réserves énergétiques et généralement avec peu de protection isolante, particulièrement au cours des premières heures de leur vie. L’énergie provenant du colostrum (via le gras et le lactose) fournit des calories aidant à la thermorégulation. La production de chaleur est importante à la survie des animaux et plus particulièrement pour ceux qui naissent dans un environnement froid, afin de prévenir l’hypothermie.

Les protéines contenues dans le colostrum sont utilisées dans la synthèse des protéines et dans l’absorption des immunoglobulines.

Les vitamines A, D et E ne traversent pas significativement le placenta.  Les nouveau-nés doivent donc les ingérer par voies orales.  Le colostrum contient nettement plus de vitamines A,D et E que le lait, mais la teneur dépendra de l’alimentation de la mère avant la mise bas. Ces vitamines sont importantes pour les animaux, car elles agissent dans la résistance aux maladies.

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Collecte, Alimentation, Manutention et Entreposage

Veuillez visiter le site web de l’école de médecine vétérinaire de l’Université de Wisconsin pour connaitre les protocoles de manutention du colostrum. (en anglais seulement)

http://www.vetmed.wisc.edu/dms/fapm/fapmtools/8calf/colosprot.pdf

http://www.vetmed.wisc.edu/dms/fapm/fapmtools/calves.htm

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Calf’s Choice Total

Un substitut commercial de colostrum de haute qualité est une alternative sûre et efficace au colostrum maternel.  De tels substituts de colostrum assurent des niveaux d’Ig qui sont garantis, uniformes et exempts de maladie. En plus de l’immunité, certains substituts commerciaux de colostrum fournissent aussi une très bonne valeur nutritive, requis par les jeunes animaux.

Les substituts de colostrum sont d’autant plus importants lorsque de grandes quantités de colostrum ne sont pas disponibles ou lors de programmes d’éradication de la maladie de Johne. Les produits commerciaux doivent fournir des quantités suffisantes d’IgG biologiquement actives. Calf’s Choice Total est un supplément qui garantit 100g d’IgG par emballage (470 g).  Normalement cela est suffisant pour que réussisse le transfert passif.

Fabriqué au Canada, ce substitut de colostrum subit plusieurs tests pour détecter d’une part la présence d’anticorps de différentes maladies dont : E. coli, Rotavirus bovin et Coronavirus bovin, et d’autre part, pour s’assurer qu’ils sont exempts de : la bactérie de Johne, de salmonelles et de E.coli.

Calf’s Choice Total a été comparé à d’autres substituts de colostrum en vente sur le marché (voir figure 2). Deux modèles alimentaires ont été étudiés (1 sac ou 2 sacs). Les veaux nourris avec Calf’s Choice Total ont non seulement atteint les seuils minimums de STP mais les ont surpassés alors que le produit concurrent n’a pas réussi, dans les 2 cas, à atteindre le seuil minimum.

* Suivre les recommandations du fabricant pour l’entreposage et pour faire les mélanges (s’assurer que la tuyauterie est propre lors des mélanges et lorsque vous alimentez les animaux. Utiliser de l’eau propre et claire lors de la réhydratation du supplément ou substitut de colostrum.) Entreposer le produit dans un endroit frais et sec.  Une fois mélangé, utiliser immédiatement.

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Figure 1

Title : Gestion du colostrum

Y Axe’s : Poids corporel, kg

X Axe’s : Départ 1re sem., 2e sem., 3e sem., 4e sem., 5e sem., 6e sem., 8e sem., 9e sem., 10e sem.

ETP : Échec du transfert passif    STP : Succès du transfert passif

ETP=                     STP=

Legend : Figure 1. Comparaison de poids entre des veaux ayant un succès du transfert passif et un échec du transfert passif.

Figure 2

Calf’s Choice Total                    Produit concurrent

Y Axe’s : IgG (g/l) dans le sérum de veau

X Axe’s : nourri avec 1 sac de supplément     nourri avec 2 sacs de supplément

Successful passive immunity acheived : Atteinte du seuil de l’immunité passive  (

Legend : Figure 2. Calf’s Choice Total vs. Un substitut de colostrum concurrent

Grober, la Recherche en Action

Nous sommes heureux de partager avec vous le sommaire des activités qui se sont déroulées au cours de la dernière année au Centre de Développement pour Jeunes Animaux Grober à Woodstock, Ontario.

En date du 30 septembre dernier, les 70 veaux composant le deuxième groupe, ont regagné leurs fermes d’origine. Nous procédons actuellement à la compilation et à l’analyse des données. Les résultats vous seront acheminés au cours des prochaines semaines.

Tel que précisé dans une communication antérieure, nous avons entrepris cette année trois projets d’envergure au Centre :

  • Nombre de veaux/groupe – évaluation du développement des veaux selon la taille du groupe (1, 2, 5 ou 11). Tous les veaux, peu importe la taille du groupe, ont le même espace en terme de pieds carrés;
  • Gestion du sevrage – étude de différentes stratégies de sevrage (rapidement vs graduellement et individuellement vs jumelé vs logement en groupe);
  • Opportunités et économies pour les agneaux élevés au lait de remplacement- souvent avec des races ovines prolifiques, de multiples agneaux sont nécessaires pour répondre aux exigences du marché et pour bâtir des troupeaux. Nos essais étudient le ‘retour sur l’investissement ‘ d’élever au lait de remplacement des agneaux. Les données seront compilées afin de mettre en lumière différentes stratégies de gestion permettant d’améliorer la rentabilité.

Nous avons accueilli plusieurs visiteurs cette année au Centre, incluant plus de 7000 personnes dans le cadre du Outdoor Farm Show. Nous avons reçu plusieurs commentaires très positifs de la part de notre clientèle. Parmi ces commentaires, plusieurs souhaiteraient que des« journées d’information sur les veaux » destinées aux producteurs soient mises en place. Nous encourageons fortement ce type de collaboration, et nous enverrons des avis de rappel pour la saison 2011.

Nous avons la possibilité de présenter et partager nos résultats de recherches lors de journées de producteurs, de journées avec les intervenants de l’industrie et lors de réunions techniques. Nous serons présents à la conférence :«Building the Foundation » qui se tiendra à Stratford, Ontario, le mercredi 8 décembre 2010. Une brochure

(électronique ou papier) accompagne cette lettre. Kathleen Shore, de Grober nutrition, présentera certains de nos résultats d’essais et côtoiera plusieurs conférenciers de renom (Dr Sandra Godden, le Dr Ken Leslie, le Dr Jim Quigley et autres).

En terminant, nous sommes heureux de vous informer que la version française de notre site internet sera disponible sous peu. Nous ferons une annonce officielle dès que le site sera en ligne (la date de lancement prévue est le 1er novembre 2010).

Optimisez votre programme d’alimentation des veaux

Les termes accéléré et amélioré sont utilisés depuis les 15 dernières années pour décrire une augmentation des plans de nutrition chez les veaux.

Les veaux exigent que leur alimentation soit augmentée afin d’optimiser leur croissance.

De plus, les objectifs de régie de production tels que diminuer l’âge au premier vêlage, améliorer les conditions de santé  et finalement élever des vaches laitières plus efficaces et plus productives sont désormais des résultats attendus des programmes de nutrition des veaux.

Les bases du modèle de croissance du veau

Puisque le système digestif du veau est immature, il exige un apport de lait ou de laits de remplacement comme source principale d’aliment. C’est au cours des deux premiers mois de croissance du veau que les possibilités d’optimiser son développement sont les plus grandes. Il existe des preuves démontrant une corrélation étroite entre l’instauration de programmes de nutrition accélérés et les rendements lors de la première lactation (2, 3, 5).  L’équipe du Dr. Van Amburgh (Université Cornell) a démontré chez la génisse, que chaque livre (lb) de gain moyen quotidien obtenu avant le sevrage, lui permet de produire environ 1 000 lb plus de lait lors de sa première lactation (6). Il est clairement établi qu’une nutrition adéquate dès le départ aura des avantages économiques à long terme. L’apport énergétique est le principal facteur de gain de poids corporel (GPC), cependant l’apport en protéines peut influencer à la fois le gain de poids corporel et la composition corporelle. Les protéines peuvent être utilisées efficacement au cours des deux premiers mois, et particulièrement lorsque ces protéines proviennent de produits laitiers hautement digestibles.

Bien qu’une nutrition hâtive soit importante, un sur-conditionnement (surtout entre 3 et 15 mois) peut avoir des effets néfastes sur le développement de la glande mammaire, et par conséquent sur la production future de lait. Alimenter les génisses de façon à viser un gain de poids plus élevé lors de la phase lactée (<3 mois; ≥ 900 g / j) peut empêcher le sur-conditionnement.  Des gains corporels quotidiens supérieurs à 840 g entre 12 et 65 jours d’âge permettent aux génisses de produire plus de lait à la fin de la première lactation comparée aux génisses ayant un gain égal ou inférieur à 741g/jour (1). L’équilibre entre les nutriments fournis lors de la phase lactée est essentiel (figure 1). Apporter des calories supplémentaires principalement par des matières grasses, peut conduire à des dépôts de gras. L’énergie provenant de protéines, contribue au développement squelettique et musculaire tout en améliorant diverses fonctions cellulaires, dont le système immunitaire. La phase lactée demeure la meilleure période d’intervention lorsque les buts visés sont d’optimiser la croissance et une future production laitière. Un lait de remplacement correctement équilibré en protéines et en matières grasses est le meilleur outil mis à la disposition du producteur agricole qui désire élever des génisses qui sont de bonnes productrices.

Figure 1 : Répartition des matières grasses et des protéines corporelles du veau en fonction de la teneur en protéines brutes du lait de remplacement (4).

Projet de recherche au Centre de Développement pour Jeunes Animaux Grober.

Le centre de recherche Centre de Développement pour Jeunes Animaux Grober situé à Woodstock, Ontario, a réalisé une étude comparant des veaux nourris au lait de remplacement à haute teneur en protéines (Grober Excel 26% de protéines, 18% de matière grasse) à raison de 6 litres/ jour ou 9 litres/jour. Le lait de remplacement a été mélangé à un taux de 150 g / l. Les résultats démontrent que les veaux nourris avec 9 litres/jour ont obtenu de meilleurs gains de poids de la 2e semaine à la 6e semaine. (Figure 2, p>0.05).


Figure 2 : comparaison des poids entre les veaux nourris avec le lait de remplacement à haute teneur en protéines à raison de 6 l/jour et 9 l/jour.

Tableau 1 : consommation d’aliment de démarrage (kg/jour) par les veaux nourris au lait de remplacement à haute teneur en protéines à raison de 6 l/jour comparés aux veaux nourris du même lait à 9 l/jour. (a,b :Les colonnes avec des exposants différents sont significativement différentes à p <0,05; semaines 1-3 tous les veaux consomment moins de 150g/jour)

Sem 4 Sem 5 Sem 6 Sem 7 Sem 8 Sem 9 Sem 10
9L/jour n=38 0,111a 0,180a 0,118a 0,527a 0,910a 1,60a 2,20a
6L/jour n=40 0,174b 0,255a 0,360b 0,769b 1,30b 1,80b 2,40b

Qu’est-ce que cela signifie pour le producteur

Les coûts de production les plus importants dans l’élevage de génisses sont l’alimentation et les jours de croissance requis pour atteindre le stade de production. La croissance optimale consiste au temps nécessaire pour atteindre le premier vêlage tout en ayant à ce moment un poids corporel, une taille, un âge et un développement idéal pour exprimer le plein potentiel de lactation. Maximiser le potentiel de production et minimiser le nombre de jours au premier vêlage peut aider à la rentabilité de l’entreprise agricole.

Un outil développé par l’Université du Wisconsin, qui considère les variables coûts-avantages, démontre que la meilleure stratégie est d’adopter un programme d’alimentation optimale et viser le premier vêlage à 22,8 mois d’âge.

Tableau 2 : les coûts-avantages par veau d’après un programme de nutrition optimal, utilisant des données habituelles.

Programme d’alimentation Conventionnel Optimal
Poids à la naissance (kg) 43 43
Âge au sevrage (jours) 56 56
Poids au sevrage (kg) 68 96
Apport en LR (kg/jour) 0.54 1.0
Apport de démarreur pour veau (kg/jour) 0.6 0.36
Âge au vêlage (jours) 730 (24 mois) 697( 22.8 mois)
*Coûts-bénéfice au sevrage $/veau 58.11

En utilisant l’outil de gestion de l’ Université du Wisconsin –http://www.uwex.edu/ces/dairymgt/tools/index.html

* Les coûts de lait de remplacement (LR) des programmes « conventionnel » et « optimal » sont basés sur les produits Grober Excel et Calf Starter 22% en date de mai 2010.

Résumé : Avantages et Opportunités des Programmes de Nutrition Optimaux

Coûts- avantages au sevrage : Amélioration du taux de croissance : les veaux qui sont alimentés selon un programme de lait de remplacement optimal un gain de poids supérieur. Cette amélioration de la croissance continue au-delà du sevrage. Amélioration des conditions de santé : Des veaux forts et bien nourris ont un meilleur système immunitaire ce qui améliore la lutte contre les maladies.
Coûts-avantages au vêlage : Réduction des coûts de génisses de remplacement : Diminution de l’intervalle reproduction – premier vêlage. Amélioration de la capacité de production laitière : Des gains élevés et hâtifs (avant 3 mois) procurent suffisamment d’énergie pour la croissance et le développement de la glande mammaire, sans que ces activités se nuisent entre elles.

Référence

  1. Bach, A.  2010.  Associations between several aspects of heifer development and dairy cow longevity. (abst ADSA Denver)
  2. Ballard, C. H. Wolford, T. Sato, K. Uchida, M. Suekawa, Y. Yabuuchi, and K. Kobayashi.  2005. The effect of feeding three milk replacer regimens preweaning on first lactation performance of Holstein cattle.  J. Dairy Sci. 88:22(abst).
  3. Bar-Peled, U., B. Robinson, E. Maltz, H. Tagari, Y. Folman, I. Bruckental, H. Voet, H. Gacitua, and A.R. Lehrer.  1997.  Increased weight gain and effects on production parameters of Holstein heifers that were allowed to suckle.  J. Dairy Sci. 80:2523-2528.
  4. Bartlett, K. S. 2001. Interactions of protein and energy supply from milk replacers on growth and body composition of dairy calves. M.S. Thesis, University of Illinois, Urbana.
  5. Foldager, J. and C.C. Krohn.  1994.  Heifer calves reared on very high or normal levels of whole milk from birth to 6-8 weeks of age and their subsequent milk production. Proc. Soc. Nutr. Physiol.,3.
  6. Van Amburgh, M.  2007.  Early Life Management and Long-Term productivity of Dairy Calves.  A review.