Chevreau

Bien entreposer le lait de remplacement

Les laits de remplacement de Grober® sont composés d’un mélange d’ingrédients tels du lait en poudre, de la poudre de lactosérum riche en matières grasses et d’un mélange de matières grasses liquides lyophilisées. La combinaison de différentes sources de matières grasses permet à Grober d’offrir un profil unique d’acides gras, et ce, à des prix compétitifs. La teneur en humidité est généralement très faible (<5%) pour inhiber la croissance de moisissures et de bactéries. Toutefois, les variations de température du climat canadien peuvent affecter l’intégrité du produit. D’où l’importance de bien entreposer le lait de remplacement pour en conserver ses propriétés. Voici un résumé des recommandations d’entreposage qui assureront que le lait de remplacement demeure facile à préparer pour ensuite nourrir les jeunes animaux. Ces procédures s’appliquent à l’entreposage en entrepôt, au transport et à l’entreposage du lait de remplacement à la ferme.

 

Été – températures chaudes/humidité (25 °C)

  • Les températures élevées combinées à une humidité élevée peuvent favoriser l’humidification de la poudre. Un entreposage prolongé dans ces conditions aura un effet direct sur la formation de grumeaux.
    • L’humidité augmente dans les bâtiments en présence d’un grand nombre d’animaux – le lait de remplacement devrait idéalement être entreposé dans un autre endroit qui est sec.
  • Les grumeaux et l’humidité peuvent augmenter la détérioration du produit – l’oxydation des graisses peut avoir un impact important sur l’odeur et le goût tout en affectant aussi la valeur nutritive du produit.

 

Automne, hiver, printemps – températures plus fraîches (≤ 0 °C)

  • Des changements rapides de température (froid à chaud et vice versa) provoqueront de la condensation. Le lait de remplacement en poudre exposé à ces conditions formera des amas. Ce qui :
    • Exigera de briser les amas de poudre pour la mesurer correctement;
    • Exigera plus d’efforts pour dissoudre la poudre (mélange à la main) ;
    • Un mélange non uniforme peut diminuer la digestibilité du produit.

 

Conditions optimales d’entreposage du lait de remplacement

  • Respecter le principe du FIFO (premier entré, premier sorti)
  • Ne pas entreposer le produit dans une cuisine, un milieu propice à la formation fréquente de vapeur;
  • Ne pas entreposer le produit dans une grange remplie d’animaux générant de la chaleur et de l’humidité;
  • Ne pas entreposer le produit près d’une source d’eau (en cas de fuite);
  • Pensez aux animaux nuisibles (souris, rats, animaux domestiques, oiseaux, etc.) lors de l’entreposage;
  • Limitez le nombre de palettes empilées – Max. 2 palettes de haut pour minimiser les effets de compactage;
  • Fermez/scellez le sac lorsqu’il n’est pas utilisé; le produit peut être congelé (et décongeler lentement) pour la saison suivante dans le cas de la reproduction saisonnière;
  • La température optimale de conservation est entre 5 à 20 °C, à une humidité relative ≤ à 60 %.

Commentaires

Lorsque le produit est entreposé pendant plus d’un an, il y a des risques d’oxydation des graisses et de détérioration des propriétés vitaminiques (et plus particulièrement pour les vitamines liposolubles A, D, E). Pour éviter l’oxydation, le produit doit être conservé dans des conditions sèches à l’abri de la lumière.

Les projets de recherches en nutrition caprine de Grober en vedette lors du prochain Symposium international de la chèvre

Symposium International de la chèvre

Réservez dès maintenant la date 3 novembre 2011 ! Dans le cadre du Symposium International de la chèvre (www.goatsymposium.com), madame Kathleen Shore, nutritionniste chez Grober y présentera les résultats de recherche en alimentation caprine réalisés au Grober Young Animal Development Centre de Woodstock en Ontario.

En plus de diffuser les plus récentes percées dans l’élevage de chevreaux, Madame Shore fournira une multitude d’informations pratiques pour les producteurs.

 

Comme vous le savez, l’industrie caprine est en effervescence au Canada. La croissance et le développement des chevreaux sont cruciaux au succès de cette production. C’est dans cette optique que le centre de recherche de Grober a choisi d’évaluer différentes méthodes d’alimentation (groupée vs mangeoires automatiques), et de mesurer les effets du nouveau substitut de lait acidifié, Kid-Gro A +, sur la santé et la croissance des chevreaux.

Grober Nutrition à la nutrition des jeunes animaux à cœur.

 

 

Nutrition du chevreau

Définition des pré-ruminants

À la naissance, les chevreaux ne sont pas encore des ruminants fonctionnels – le rumen se développe au fil du temps. Chez le chevreau nouveau-né le feuillet et la caillette occupent 70 % du système digestif alors que chez chèvre adulte, c’est le rumen et le réticulum qui représentent 70 % du système digestif (Figure 1). De la naissance jusqu’à ce que le rumen se développe, les chevreaux ont du mal à digérer les sucres et l’amidon. C’est qu’ils ne possèdent pas les enzymes digestifs nécessaires à la décomposition du lactose, le sucre naturel du lait.

La gouttière œsophagienne est un tube contrôlé par réflexe qui met en communication l’œsophage et la caillette. Le réflexe est stimulé par la succion. Ainsi le lait ou lait de remplacement consommé par l’animal, passe directement à la caillette pour y être digéré. L’allaitement à l’aide de tétines encourage le maintien du réflexe. Un gavage répété perturbe le réflexe, ce qui permet alors au lait de passer via le rumen. Le lait qui va au rumen fermentera, causant ainsi des troubles digestifs chez l’animal. Ce phénomène n’est pas habituel et se caractérise par une diarrhée pâteuse inexpliquée.

En ajoutant des fourrages et des grains à l’alimentation, une population bactérienne se développera progressivement dans le rumen. Les bactéries décomposent les matières fibreuses et rendent les éléments nutritifs disponibles à l’animal. Encourager le développement du rumen facilitera le sevrage des chevreaux tout en leur assurant une bonne croissance.

Développez votre programme d’alimentation

Figure 1

Les chevreaux ont besoin de colostrum (premier lait).  La qualité et la source de colostrum conjugué au calendrier des repas sont des facteurs importants pour assurer une réponse immunitaire. Cette dernière les protégera contre les maladies présentes dans leur environnement. Les chevreaux doivent recevoir 150-200 ml de colostrum dans les 90 minutes suivant la naissance. Les chevreaux naissant avec un poids de 3 à 3,5 kg doivent avoir consommé 600 ml de colostrum dans les 24 heures. Une règle empirique veut que les chevreaux aient 4 g d’IgG/kg de poids corporel. L’IgG (immunoglobuline) est l’une des protéines présentes dans le colostrum. Elle est nécessaire pour assurer le succès du transfert passif de l’immunité. Plusieurs études ont démontré que le colostrum de mouton s’avère un mauvais choix; le colostrum de vache est préférable, même si le risque de transmission de maladies est élevé. Utiliser un substitut de colostrum est une bonne option chez les chevreaux. Le processus de pasteurisation empêche la transmission des maladies (p. ex CAEV et Johnes). Le colostrum de remplacement pour chevreaux Headstart HiCal ® disponibles par l’entremise de Grober, est spécialement formulé pour assurer l’immunité, fournir de l’énergie et respecter le profil de minéraux nécessaire aux chevreaux. Un substitut de lait de haute qualité est un outil important d’élevage pour les chevreaux orphelins, les portées multiples, pour prévenir la propagation de maladies et pour assurer la constance du lait servi à chaque repas. Les ingrédients laitiers demeurent la source d’aliment la plus digeste pour les chevreaux. La clé du succès lorsqu’on utilise du lait de remplacement et de s’assurer qu’il est bien mélangé. Des grumeaux non dissous peuvent causer des troubles digestifs et dissuader les chevreaux à boire le lait. Le chevreau reçoit un apport constant de calories et de nutriments lorsque le lait de remplacement est bien mélangé. De plus, le lait de remplacement contribue à freiner les maladies telles que les virus de l’encéphalite caprine arthritiques (CAEV) et la maladie de Johne. Ces maladies peuvent être transmises par du colostrum et du lait infecté.

Météorisation chez les chevreaux

Le ballonnement est un problème fréquent chez les pré-ruminants. Le ballonnement est une surproduction de gaz généré par des organismes (pas nécessairement pathogènes) présents dans le rumen ou la caillette. Cela peut être causé par des matières non alimentaires présentes dans la caillette ou par un développement lent du rumen menant à une croissance rapide des microorganismes qui produisent des quantités excessives de gaz. La météorisation peut survenir à tout âge lorsque les conditions sont propices (p.ex. heure des repas irréguliers, trop de temps entre les tétées, et mélanges de lait de remplacement non constants.

De longs délais entre les tétées génèrent un faible pH dans l’estomac qui perdure pour une longue période de temps. Le pH reste plus stable lorsque les animaux ont accès régulièrement à du lait. La météorisation peut également être causée par certaines bactéries, qui se multiplient rapidement dans des conditions spécifiques. Un des facteurs qui permet à ces bactéries de se développer est un faible pH (2-3). Ces valeurs de pH sont fréquentes chez les animaux qui n’ont pas mangé depuis très longtemps ou qui sont nourris moins fréquemment. Ce type de météorisation débute rapidement, engendre une mort rapide et est plus fréquente chez les animaux de moins de 2 mois.

Conseils d’alimentation

1. Consommation de lait de remplacement

a.       Jusqu’à 1 litre/jour la première semaine. Mélange basé sur 150g/l.

b.       1.0-1.5 litres/jour, les semaines suivantes avec un objectif de gain quotidien de 140-250 g/j.

2.       Les chevreaux doivent consommer un démarreur / aliment complémentaire à 1 semaine d’âge et commencent à ruminer vers la 2e semaine d’âge. Les chevreaux devraient recevoir du fourrage grossier (alimentation complémentaire et/ou du foin) et de l’eau à volonté

Allaitement au lait froid: cette pratique permet aux chevreaux de boire fréquemment de petits repas lorsque le lait est servi à 20 °C. En étalant leur alimentation sur une plus longue période, les chevreaux ont plus de temps pour digérer. Cette pratique n’est pas recommandée pour les chevreaux nouveau-nés.

Appareil d’alimentation automatique: Mets à la disposition des chevreaux de petites quantités de lait chaud. Un entretien régulier est nécessaire, y compris le nettoyage et le calibrage.

Alimentation avec du lait acidifié: Des travaux à la ferme ont montré que l’ajout d’acides organiques, principalement de l’acide formique, contribue à réduire la charge bactérienne dans le lait destiné à la consommation à volonté. Il faut prendre soin de ne pas trop acidifier le lait; trop d’acide peut également causer des troubles digestifs. Manipulez avec soins les acides afin d’éviter les blessures chez les humains ou les animaux.

Sevrage : Au sevrage, le poids est plus important que l’âge du chevreau. Il importe que l’animal consomme régulièrement des aliments solides. Le sevrage peut être amorcé lorsque le chevreau atteint 2,5 fois son poids de naissance et mange 250g de nourriture solide/jour.

Conseils pour nourrir les chevreaux

Facteurs importants :

  • Offrir de petits repas plus fréquemment (minimum 3 repas/jours).
  • Fournir et donner accès à de l’eau fraîche.
  • ncourager la consommation de grains.

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